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En course

06
Jan
Vendée Globe 2020 #ARTICLE – [NEMO]

Nemo

Au XVIème siècle, Magellan allait être le premier, avec ses équipages, à démontrer que la Terre est ronde en faisant le tour du monde à la voile. L’histoire de ce périple est fascinante, je vous recommande sa lecture. En débouchant du détroit auquel il a donné son nom, Magellan découvre un nouvel océan, après plusieurs jours de navigation il juge que le temps y est toujours clément et le nomme « Pacifique ». Ferdinand, est-ce bien sérieux ? De Pacifique cet océan n’en a que le nom !

Certes les archipels paradisiaques de la Polynésie, des îles Marquises et autres joyaux sont situés au beau milieu du Pacifique mais dès lors que l’on s’aventure un peu plus au sud, l’ambiance est différente. 

Par cinquante degrés sud, les coups de vent s’enchaînent sans discontinuer. La mer est puissante, rageuse mais assez loin de l’image que l’on peut s’en faire : pas de longue houle propice aux glissades, ici les vagues sont hautes mais courtes, volontiers déferlantes. 

Son étendue est impressionnante. En naviguant du sud de la Nouvelle Zélande vers le Cap Horn, le sentiment d’être seul au monde est justifié par un éloignement bien réel des côtes. A mi chemin entre les 2 continents, il y a le fameux point Nemo. 

De tous les océans, le point Nemo est celui le plus éloigné de toute terre. En passant dans les parages cela donne le vertige, surtout en solitaire.

Le point Nemo illustre aussi certaines dérives de l’humanité qui confond souvent l’océan avec un dépotoir géant : les fonds sous-marins y accueillent toutes sortes de déchets dont le plus illustre est une ancienne station spatiale !

Les français ne sont pas en reste avec ces pratiques, nous pourrions parler de Mururoa… ou des fosses au large de Ouessant bourrées d’explosifs.

D’une manière générale, on rejette beaucoup trop de déchets à la mer et les Océans n’ont malheureusement pas la capacité de tout absorber. Les rejets de matières plastiques, par exemple, sont un véritable fléau : les déchets se décomposent en nano particules que l’on retrouve dans l’ensemble de la chaîne alimentaire.

C’est à ce titre que je soutiens activement l’association No Plastic in My Sea.

Il est temps d’agir, il est encore temps d’agir pour préserver les océans qui sont au cœur de tous les équilibres et permettent la vie sur terre.

Je vous dis à très vite pour la suite de l’aventure ! Et n’oubliez pas : We Are Time For Oceans !

Stéphane

KIT PÉDAGOGIQUE ➡️https://kidsforoceans.com/

Publié par La rédaction - TFO dans En course le 6 janvier 2021